Des images, furtives, réminiscence d’enfance……des cavaliers célestes se découpent sur l’immensité de la steppe, je vois les détails sur leurs vêtements, leurs coiffes bordant les yeux si profondément ancrés dans les visages burinés, comme sculptés, et qui abritent des regards qui transpercent. Les femmes, pommettes hautes et rouges coquelicot, tissus fleuris en tuniques ou tournés sur les cheveux venus d’un ailleurs presque improbable vu d’ici…….
Et puis la rondeur des yourtes, matrices, à l’intérieur, les mêmes tissus chatoyants tout en fleurs côtoient les feutres millénaires, simples, rassurants ou parés de motifs colorés rebrodés bienveillant cocon, ancrage immuable de ces peuples en perpétuel mouvement.
Je ne sais d’où me viennent ces images, couleurs, elles sont là, plus ou moins présentes, plus ou moins pressantes, je rêve d’un train, Moscou-Pékin, croiser la route de la soie peut-être….le thé fumant dans les bols et l’odeur du feutre et du feu mélangés……